Nous avons malheureusement laissé passer la chance d'un meilleur scénario il y a déjà quelques années.
Mais voici un lot de consolation pour vous.
Un carré de chocolat pour sucrer vos illusions ?
Passez plutôt à un niveau plus réaliste.
Ah, vous croyez encore à un monde parfait ?
Vous pensiez vraiment qu’un meilleur scénario était encore possible ?
Quel bel optimisme...
Non, nous ne pouvons pas remonter le temps.
Le passé est définitivement le passé.
La réalité vous dérange ?
Rassurez-vous, on a ce qu’il vous faut.






De loin, les forêts suisses ressemblent encore presque à ce qu’elles étaient il y a 20 ans. Mais en y regardant de plus près, elles sont nettement plus sèches. Certaines essences sont soumises à un stress important, ce qui les rend plus vulnérables aux maladies et aux ravageurs.
Localement, les épicéas, les hêtres du Plateau et les célèbres pinèdes valaisannes dépérissent.
-
Les branchages à terre et autres débris végétaux peuvent favoriser l’apparition et la propagation de petits incendies, notamment à proximité des habitations ou des voies de communication, où se produisent des feux d'origine humaine. Continuer vers Incendies de forêt
-
Lorsque la vitalité des arbres diminue, leur effet stabilisateur sur le sol diminue également. Continuer vers Dangers naturels gravitaires
-
Les forêts stockent du CO₂. Surtout à basse altitude, cette capacité de stockage peut fortement diminuer en raison de la sécheresse et de la chaleur, ce qui est aussi néfaste pour le climat. Continuer vers Bilan de CO₂
-
Les forêts en bonne santé jouent un rôle important dans le stockage de l'eau. Elles retiennent l'eau dans le sol et protègent contre les crues. Retour à Régime hydrique
-
En particulier dans les pessières de basse altitude, les infestations de scolytes augmentent et provoquent la mort d’épicéas déjà affaiblis. Continuer vers Scolytes
-
Le rajeunissement des forêts de protection avec des essences adaptées au climat devient de plus en plus complexe. Continuer vers Perte des forêts protectrices
-
Les arbres développent différentes stratégies pour faire face à un stress thermique légèrement accru. Par exemple, ils adaptent l’orientation de leurs feuilles. Retour à Chaleur
La sécheresse croissante peut provoquer un dépérissement massif des arbres dans certaines régions. Ces changements vont remodeler nos paysages.
Différentes fonctions de la forêt, comme la production de bois et les activités récréatives, peuvent en être affectées.
-
Les branches sèches tombant en grand nombre au sol augmentent la charge en combustible et l’intensité des incendies. Elles compliquent en outre les interventions des pompiers au sol. Continuer vers Incendies de forêt
-
Les perturbations naturelles plus fréquentes peuvent accroître le risque de chutes de pierres et de glissements de terrain en terrain escarpé. Continuer vers Dangers naturels gravitaires
-
En raison de la mortalité croissante des arbres, les forêts suisses deviennent de plus en plus une source de CO2. Dans les forêts de montagne auparavant limitées par le froid, la capacité de stockage tend toutefois à augmenter. Continuer vers Bilan de CO₂
-
À mesure que les sols forestiers s'assèchent, la capacité des forêts à stocker l'eau diminue. Si l'eau n'est pas suffisamment retenue, cela peut entraîner d'importantes inondations. Retour à Régime hydrique
-
Les infestations de scolytes augmentent fortement, non seulement en plaine, mais aussi dans les pessières d’altitude. Continuer vers Scolytes
-
La gestion des forêts protectrices est soumise à une pression énorme en termes de temps et de ressources pour suivre le rythme des changements. Continuer vers Perte des forêts protectrices
-
Cela entraîne une photosynthèse moins efficace et peut, à long terme, nuire à la croissance et à la santé des arbres. Retour à Chaleur
Les fortes chaleurs et la sécheresse extrême affaiblissent considérablement les arbres survivants. Ils absorbent moins de CO₂, perdent plus d'eau, et poussent moins vite. Presque toutes les régions sont touchées par une mortalité à grande échelle – même les espèces tolérantes présentent les premiers signes de dépérissement.
Les forêts telles que nous les connaissons subissent des transformations profondes.
-
Les conifères morts n’augmentent le risque de feu de cime que temporairement, tant que les aiguilles sont encore présentes. Les autres arbres morts sur pied influencent peu le risque d’incendie. Continuer vers Incendies de forêt
-
Là où l’effet protecteur de la forêt diminue, le risque de chutes de pierres, de glissements de terrain et de laves torrentielles augmente fortement. Continuer vers Dangers naturels gravitaires
-
Les forêts suisses deviennent à grande échelle d’importantes sources de CO₂, car elles émettent beaucoup plus de CO₂ qu’elles ne peuvent en absorber. Continuer vers Bilan de CO₂
-
Dans les sols forestiers fortement desséchés, la capacité de rétention d'eau diminue drastiquement, provoquant dans de nombreuses régions des inondations massives après de fortes pluies. Retour à Régime hydrique
-
Les infestations de scolytes deviennent un problème massif dans toutes les pessières, à toutes les altitudes. Continuer vers Scolytes
-
L’augmentation des perturbations à grande échelle exige une priorisation claire de la gestion des forêts protectrices. Continuer vers Perte des forêts protectrices
-
Le stress thermique croissant affaiblit de plus en plus les arbres, qui finissent par mourir. Par ailleurs, la chaleur favorise la prolifération d’organismes nuisibles (par ex. scolytes ou maladies fongiques). Retour à Chaleur
C'est fini. RIP.
Vous avez dépassé les bornes.
Et si vous reveniez d’un cran ?
On a compris : vous aimez vraiment l’extrême.
Game over.
Essayez un autre niveau.
Ah, vous voulez vraiment de l'extrême ?
La bande-son parfaite vous attend ici.
Avec cette planète, c'est plié.
En route vers la suivante !






Solutionspour: Vitalité des arbres
La sylviculture doit utiliser de manière ciblée des ressources limitées afin de rendre les forêts résilientes et résistantes face aux effets du changement climatique et de maintenir leurs fonctions protectrices. Selon les régions, deux stratégies sont mises en œuvre: là où les mesures sylvicoles sont efficaces, la forêt est convertie de manière ciblée avec le soutien de la Confédération et des cantons – par des coupes échelonnées, la régénération naturelle ou la plantation d’essences adaptées au climat. Pour cette dernière option, une adaptation des populations de faune sauvage (chevreuils, chamois, etc.) est souvent nécessaire. Là où les interventions sont peu efficaces, certaines forêts sont partiellement classées réserves naturelles.
Différents outils en ligne servent d’aides à la décision: la TreeApp tient compte des particularités locales pour faciliter le choix d’essences adaptées selon trois scénarios climatiques. Les outils web FORTE (Forest Tree Explorer) et FORTE Future fournissent des informations sur l’état actuel des forêts et leur évolution future. Ils comportent notamment l’adéquation de plus de 30 essences en Suisse et leur répartition actuelle potentielle.